Préparer son projet
Cahier des charges d’un site internet : le modèle à remplir, avec un exemple
Un cahier des charges de site internet est un document, en général de 2 à 5 pages pour une PME, qui décrit votre entreprise, vos objectifs, les pages et fonctions voulues, les contenus, les langues, le budget et le calendrier. Envoyé tel quel à plusieurs prestataires, il leur fait chiffrer la même chose : les devis sont plus faciles à comparer et les malentendus plus rares.
Sommaire de l’article
- À quoi sert un cahier des charges pour un site internet ?
- Quelle longueur et quel niveau de détail prévoir ?
- Que contient le modèle de cahier des charges, rubrique par rubrique ?
- À quoi ressemble un cahier des charges rempli ?
- Quelles erreurs rendent un cahier des charges inutile ?
- Comment utiliser le cahier des charges pour comparer les devis ?
- Questions fréquentes
- Sources et textes officiels
L’essentiel en 30 secondes
- Pour une PME, 2 à 5 pages suffisent en général : décrivez des besoins et des objectifs, pas des solutions techniques.
- Le modèle compte 15 rubriques, de la présentation de l’entreprise à la maintenance, avec les questions à se poser pour chacune.
- Précisez qui fournit les textes et les photos, dans quelles langues (FR, NL, EN), et une fourchette de budget HTVA.
- Demandez le nom de domaine à votre nom et un écrit sur les droits d’auteur (cession ou licence) : sans écrit, ils restent en principe au créateur.
- Envoyez le même document à chaque prestataire, puis comparez les offres rubrique par rubrique.
À quoi sert un cahier des charges pour un site internet ?
Il sert d’abord à obtenir des devis comparables. Sans lui, chaque prestataire imagine un site différent : l’un chiffre cinq pages sans textes, l’autre douze pages avec rédaction et traduction, et les prix n’ont plus rien à voir. Avec le même document, chacun répond à la même demande.
Il a trois autres usages :
- Clarifier votre projet : les questions du modèle obligent à trancher (faut-il une version néerlandaise ? qui écrit les textes ?) avant de payer quoi que ce soit.
- Éviter les malentendus : ce qui est écrit n’a pas à être deviné. Par exemple, une fonction « évidente » pour le client peut n’avoir jamais été chiffrée par le prestataire.
- Servir de référence : joint au devis signé, il permet de vérifier à la livraison que tout ce qui était prévu est là, et de reconnaître une demande nouvelle, à chiffrer à part.
On parle aussi de « brief » : même idée, en plus court (souvent une page). Pour un petit site vitrine, un brief bien fait suffit ; au-delà, le cahier des charges évite des surprises. Il s’insère au début du projet, avant les devis : voyez les étapes de création d’un site internet.
Quelle longueur et quel niveau de détail prévoir ?
Pour une PME, 2 à 5 pages suffisent en général. Un document de trente pages copié d’un grand projet noie souvent l’essentiel et risque de décourager les petits prestataires de répondre.
| Projet | Longueur | Annexes utiles |
|---|---|---|
| Site vitrine de 5 à 10 pages | 2 à 3 pages | Logo, liens de sites appréciés |
| Site bilingue avec réservation ou devis en ligne | 3 à 5 pages | Parcours du client, textes existants |
| Boutique en ligne | 4 à 5 pages | Extrait du catalogue, livraison et paiement souhaités |
| Refonte d’un site existant | 3 à 5 pages | Liste des pages actuelles, statistiques de visite |
Décrivez des besoins, pas des solutions : « les clients doivent pouvoir réserver un créneau en ligne » plutôt que « installer telle extension de réservation ». N’imposez une technique que pour une vraie raison, par exemple un logiciel de caisse à relier ou une équipe déjà formée à WordPress ; le choix de l’outil se discute ensuite (voir WordPress, créateur de site ou sur mesure). Classez chaque demande en trois niveaux : indispensable, souhaitable, plus tard. Ce classement permet d’alléger un devis trop cher sans tout recommencer.
Que contient le modèle de cahier des charges, rubrique par rubrique ?
Voici les 15 rubriques, avec les questions à se poser pour chacune. Recopiez les titres dans un document et répondez en quelques lignes. Quand vous ne savez pas, écrivez « à discuter » : c’est une réponse utile pour le prestataire.
1. Présentation de l’entreprise
- Que faites-vous, pour qui, où ? Forme (indépendant, SRL, ASBL), taille de l’équipe.
- Qu’est-ce qui vous distingue ? Citez deux ou trois concurrents et leur site.
- Avez-vous déjà un site ? Que gardez-vous, qu’est-ce qui ne va pas ?
- Qui suit le projet chez vous, et qui décide ?
2. Objectifs mesurables
- Qu’attendez-vous du site : des demandes de devis, des réservations, des ventes, des candidatures, moins d’appels pour des questions répétitives ?
- Combien, et dans quel délai ? « 10 demandes de devis par mois d’ici un an » se vérifie ; « être visible » ne se vérifie pas.
- Comment le mesurerez-vous : formulaires reçus, appels, statistiques de visite ?
3. Publics
- Qui sont vos clients : particuliers, entreprises, administrations ? Quelle région, quelle langue ?
- Que cherchent-ils en arrivant : un prix, un délai, une preuve de sérieux, un horaire ?
- Consultent-ils plutôt sur GSM ou sur ordinateur ?
4. Arborescence
- Quelles pages ? Listez-les : accueil, une page par service, réalisations, à propos, contact, mentions légales, vie privée.
- Combien de pages à la création, et dans un an ?
- Un blog ou des actualités ? Qui les écrira, à quel rythme ?
5. Fonctionnalités
- Formulaire de contact ou de devis (quels champs ?), prise de rendez-vous, paiement en ligne, espace client, newsletter, galerie, carte, affichage d’avis.
- Faut-il relier le site à un outil existant : agenda, facturation, logiciel de gestion des clients, e-mailing ?
- Pour chaque fonction : indispensable, souhaitable ou plus tard ?
6. Contenus fournis ou à rédiger
- Qui écrit les textes : vous, le prestataire, un rédacteur ? Combien de pages de texte ?
- Avez-vous de bonnes photos de vos réalisations, de l’équipe, des locaux ? Faut-il un photographe ?
- Avez-vous le droit d’utiliser chaque image ? Une photo trouvée sur internet peut donner lieu par la suite à une réclamation de droits d’auteur ; le SPF Économie conseille de conserver les preuves d’achat et les licences, et de vérifier les conditions d’utilisation des images présentées comme « libres de droits ».
- À quelle date livrerez-vous les contenus ? Des textes ou des photos en retard retardent tout le projet.
7. Design et charte graphique
- Avez-vous un logo, des couleurs et des polices imposées (une charte graphique) ? Le logo existe-t-il en fichier vectoriel ?
- Citez trois sites que vous aimez et pourquoi (clarté, photos, navigation), et un site que vous n’aimez pas.
- Quelle impression laisser : artisanale, technique, haut de gamme, familiale ?
8. Langues
- Français, néerlandais, anglais, allemand ? Tout le site ou certaines pages seulement ?
- Qui traduit, qui relit ? La traduction doit figurer dans le devis ou en être exclue noir sur blanc.
- Une langue viendra-t-elle plus tard ? Dites-le : mieux vaut que la structure la prévoie dès le départ, avec une adresse distincte par langue comme le recommande Google.
9. Référencement
- Sur quelles recherches voulez-vous être trouvé (métier et commune, produit) et dans quelle zone ?
- Avez-vous une fiche d’établissement Google ? Qui la gère ? (voir comment apparaître sur Google Maps)
- En cas de refonte, quelles pages actuelles attirent des visites ? Google recommande de rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle par une redirection permanente (301 ou 308) et de garder ces redirections aussi longtemps que possible, en général au moins un an : demandez-le par écrit.
10. Contraintes légales
- Qui rédige les mentions légales, la politique de confidentialité (RGPD), la gestion des cookies et, si vous vendez, les conditions générales ? En général, le prestataire les intègre au site, mais il n’est pas forcément juriste et ne les rédige pas toujours : précisez-le dans le devis. Le détail se trouve dans les règles légales à respecter en ligne.
- Vendrez-vous en ligne à des consommateurs ? Les exigences d’accessibilité de l’European Accessibility Act s’appliquent aux services de commerce électronique depuis le 28 juin 2025 ; selon le SPF Économie, les microentreprises (moins de dix personnes et chiffre d’affaires ou bilan annuel de 2 millions € au plus) ont jusqu’au 28 juin 2030 pour rendre leurs services accessibles. Des exceptions existent : vérifiez votre situation auprès du SPF Économie.
- Quelles données personnelles le site collectera-t-il (formulaires, comptes clients), et où seront-elles stockées ?
11. Hébergement et nom de domaine
- Avez-vous déjà un nom de domaine ? À quel nom et chez quel agent est-il enregistré ? (voir le nom de domaine .be)
- L’hébergement est-il inclus, pour combien de temps, et à quel prix ensuite ? (voir l’hébergement et l’e-mail professionnel)
- Combien d’adresses e-mail professionnelles ? Faut-il reprendre des boîtes existantes sans coupure ?
12. Accès et propriété
- Le nom de domaine sera-t-il à votre nom ? Pour DNS Belgium, le titulaire (registrant) est le détenteur ou le propriétaire du nom de domaine. Mieux vaut donc que ce soit votre entreprise (ou vous-même si vous êtes indépendant en personne physique), pas le prestataire.
- Quels accès recevrez-vous (administration du site, gestion du nom de domaine), et lesquels vous seront transmis si vous changez un jour de prestataire ?
- Qui détient les droits d’auteur sur le design, les textes, les photos et le code ? Le SPF Économie le rappelle : pour une création sur commande, l’auteur reste en principe titulaire de ses droits ; pour les céder au client, il faut un contrat écrit, et en cas de doute le juge retient l’interprétation la plus favorable à l’auteur. Demandez une cession ou une licence écrite qui couvre vos usages.
- Pourrez-vous changer de prestataire en emportant le site, ou au moins son contenu ?
- Si le prestataire héberge le site ou traite pour votre compte les messages des formulaires (par exemple s’ils sont stockés sur son serveur), il agit en principe comme sous-traitant au sens du RGPD : l’article 28 prévoit alors un contrat (ou un autre acte juridique) qui encadre ce traitement. En cas de doute, renseignez-vous auprès de l’Autorité de protection des données.
13. Budget
- Quelle fourchette HTVA pour la création ? La donner aide le prestataire à proposer une solution adaptée à vos moyens. Pour vous situer, voyez les fourchettes de prix d’un site internet.
- Quel budget annuel pour l’hébergement, le nom de domaine et la maintenance ?
- Comptez-vous sur une aide publique ? Vérifiez avant de signer qu’elle existe toujours au moment de votre projet, et quelles sont ses conditions (voir les aides et primes).
14. Planning
- Date de mise en ligne souhaitée, et pourquoi (salon, saison, ouverture) ?
- Quand livrerez-vous les contenus ? Combien de jours vous faut-il pour valider une maquette ?
- Quelles périodes d’indisponibilité (congés, haute saison) ?
15. Maintenance
- Qui modifiera textes et photos après la mise en ligne : vous, après une formation, ou le prestataire ?
- Qui fait les mises à jour, les sauvegardes et la surveillance de sécurité, à quelle fréquence ? (voir le calendrier d’entretien d’un site)
- Quel délai d’intervention attendez-vous en cas de panne ?
À quoi ressemble un cahier des charges rempli ?
| Rubrique | Ce que l’atelier a écrit |
|---|---|
| 1. Présentation | Menuiserie de 4 personnes à Mons, en SRL. Châssis bois et PVC, portes, escaliers et cuisines sur mesure pour des particuliers, dans un rayon de 40 km. Site actuel vieillissant, peu lisible sur GSM. |
| 2. Objectifs | 8 demandes de devis par mois via le site d’ici 12 mois (2 aujourd’hui). Moins d’appels pour les horaires et la zone. Mesure : formulaires reçus et question « Comment nous avez-vous connus ? ». |
| 3. Publics | Propriétaires de maisons dans la région de Mons-Borinage et du Centre, surtout francophones. Consultent souvent le soir sur GSM. Cherchent des photos de réalisations, un délai et un ordre de prix. |
| 4. Arborescence | Accueil ; Châssis ; Portes ; Escaliers ; Cuisines ; Réalisations (galerie par catégorie) ; L’atelier ; Zone d’intervention ; Contact et devis ; Mentions légales ; Vie privée. Environ 11 pages. |
| 5. Fonctionnalités | Indispensable : formulaire de devis avec envoi de photos et type de travaux, téléphone cliquable, galerie filtrable. Souhaitable : avis Google affichés. Plus tard : réservation d’une visite technique. |
| 6. Contenus | Textes rédigés par le gérant (environ une page par service). 60 photos de chantiers prises par le gérant. Photos de l’équipe et de l’atelier par un photographe engagé par l’atelier. Textes et photos livrés au plus tard trois semaines après la signature. |
| 7. Design | Logo existant en fichier vectoriel, vert foncé et bois clair. Impression recherchée : artisanale et soignée. Deux sites d’artisans appréciés (liens joints) pour les grandes photos et la navigation simple. |
| 8. Langues | Français à la création. Néerlandais « plus tard » pour quelques clients néerlandophones : structure prévue pour ajouter une version /nl/ sans refaire le site. |
| 9. Référencement | Être trouvé sur « menuisier Mons », « châssis bois Mons », « escalier sur mesure Hainaut ». Fiche Google existante à reprendre et compléter. Redirection des 15 pages de l’ancien site vers les nouvelles. |
| 10. Légal | Mentions légales et politique de confidentialité fournies par l’atelier, à intégrer par le prestataire, ainsi qu’un outil de gestion du consentement aux cookies non nécessaires. Pas de vente en ligne. |
| 11. Hébergement et domaine | Nom de domaine .be existant, enregistré au nom privé du gérant : à céder à la SRL. Trois adresses e-mail professionnelles. Hébergement inclus la première année ; prix des années suivantes à indiquer. |
| 12. Accès et propriété | Nom de domaine au nom de l’atelier. Accès nécessaires transmis en cas de changement de prestataire. Droits d’utilisation du design précisés par écrit (cession ou licence). Export du contenu possible. Contrat de sous-traitance RGPD si le prestataire héberge le site. |
| 13. Budget | Une fourchette HTVA pour la création (minimum et maximum). Frais annuels chiffrés à part, année par année. Paiement en deux ou trois fois souhaité. |
| 14. Planning | Mise en ligne avant le salon de l’habitat de mars. Maquette validée en une semaine. Gérant indisponible pendant ses congés d’été (dates à préciser). |
| 15. Maintenance | L’atelier ajoute lui-même ses réalisations (formation d’une heure demandée). Mises à jour et sauvegardes par le prestataire, contrat annuel à chiffrer. Intervention sous deux jours ouvrables en cas de panne. |
Ce document tient en trois pages. Il ne cite aucune technologie, mais un prestataire peut difficilement se tromper sur ce qu’il doit chiffrer.
Quelles erreurs rendent un cahier des charges inutile ?
- Rester vague : « un site moderne et dynamique » ne se chiffre pas. Remplacez-le par des pages, des fonctions et des objectifs.
- Imposer la technique sans raison : dicter l’outil peut empêcher le prestataire de proposer mieux.
- Oublier les contenus : qui écrit, qui photographie, qui traduit. Cette ligne fait fortement varier les devis.
- Oublier la propriété et les accès : nom de domaine au nom du prestataire, rien d’écrit sur les droits d’auteur ni sur les accès. Le jour où vous voulez changer de prestataire, tout peut se compliquer.
- Oublier les redirections lors d’une refonte : changer toutes les adresses sans rediriger les anciennes envoie les liens et les favoris existants vers des pages introuvables.
- Tout classer en « indispensable » : sans priorités, un devis trop cher ne peut pas être réduit intelligemment.
- Taire son budget : les offres risquent de partir dans tous les sens et d’être difficiles à comparer.
- Envoyer des versions différentes, ou compléter oralement chez un prestataire et pas chez l’autre.
- Oublier l’après : frais annuels, maintenance, formation.
Comment utiliser le cahier des charges pour comparer les devis ?
- Envoyez le même document à trois prestataires, avec une date limite de réponse. Trois offres suffisent en général pour situer le marché.
- Demandez une réponse structurée selon vos rubriques, avec le prix HTVA de la création séparé des frais annuels.
- Répondez aux questions de chacun et partagez les réponses avec tous. Des questions précises montrent en général que le prestataire a lu votre document.
- Comparez rubrique par rubrique avec la grille ci-dessous, pas seulement le total.
- Joignez le cahier des charges au devis signé : il sert de référence en cas de désaccord, et toute demande nouvelle gagne à faire l’objet d’un avenant chiffré.
| Point | Ce qu’il faut vérifier dans chaque offre |
|---|---|
| Périmètre | Toutes les pages et fonctions « indispensables » sont-elles chiffrées ? |
| Contenus | Rédaction, photos et traduction : incluses, en option ou exclues ? |
| Prix | Création HTVA, TVA en plus (en règle générale 21 % ; pas de TVA facturée, par exemple, par un prestataire sous le régime de la franchise de taxe pour les petites entreprises), frais annuels (hébergement, nom de domaine, maintenance) et date à partir de laquelle ils sont dus |
| Corrections | Combien de séries de corrections sont comprises ? |
| Délai | Date de mise en ligne, et à quelles conditions (livraison des contenus) ? |
| Propriété | Nom de domaine à votre nom, accès transmis, droits d’auteur cédés ou concédés par écrit ? |
| Après la mise en ligne | Formation, maintenance, correction des bugs pendant combien de temps ? |
Pour interpréter les écarts de prix, lisez ce que coûte un site internet en Belgique ; pour choisir entre freelance, agence ou solution à faire soi-même et repérer les clauses à surveiller, voyez comment choisir son prestataire web. Vous pouvez aussi me demander un devis à partir de votre cahier des charges, ou en parler lors d’un appel découverte gratuit de 30 minutes.
Questions fréquentes
Un cahier des charges est-il obligatoire pour faire créer un site ?
Pour une entreprise privée, c’est avant tout un outil de travail. Il protège surtout le client, car il garde une trace écrite de ce qui avait été demandé, en particulier s’il est annexé au devis signé. Une commune ou un CPAS suit la loi du 17 juin 2016 relative aux marchés publics, dont les formalités varient selon le montant. Certaines ASBL majoritairement financées ou contrôlées par des pouvoirs publics peuvent aussi y être soumises : renseignez-vous.
Le prestataire peut-il rédiger le cahier des charges à ma place ?
Oui, certains proposent une phase de cadrage, gratuite ou payante, qui aboutit à ce document. C’est pratique si vous manquez de temps, mais le document risque alors de décrire la solution de ce prestataire-là. Pour comparer plusieurs offres, rédigez vous-même au moins les rubriques objectifs, publics, contenus, langues et budget, puis faites relire le reste.
Faut-il signer le cahier des charges ?
Le plus utile est de l’annexer au devis ou au contrat signé, avec une phrase qui y renvoie (« conformément au cahier des charges, version du… »). Il sert alors de référence pour vérifier la livraison. Toute modification ultérieure, comme une page, une langue ou une fonction en plus, gagne à être réglée par un avenant ou un devis complémentaire écrit.
Quel format utiliser pour le cahier des charges ?
Un simple document texte (Word, LibreOffice, Google Docs) exporté en PDF suffit, avec une date et un numéro de version. Joignez à part le logo en fichier vectoriel, les textes existants, quelques photos et les liens des sites que vous aimez. Évitez les tableurs compliqués et les présentations : un prestataire doit pouvoir tout lire en dix minutes.
Que faire si tous les devis dépassent mon budget ?
Reprenez votre classement : retirez d’abord les demandes « plus tard », puis les « souhaitables ». Vous pouvez aussi lancer le site en deux phases, fournir vous-même les textes ou préférer un site WordPress à un site sur mesure (voir WordPress ou sur mesure). Si le budget reste très serré, un outil de création de site à faire soi-même peut suffire pour démarrer, au prix de votre temps.
Sources et textes officiels
- SPF Économie – Droit d’auteur : création sur commande – consulté le 30/09/2026
- SPF Économie – Guidelines Droits d’auteur pour les détenteurs de sites web (PDF) – version du 31/07/2025
- SPF Économie – Cadre légal concernant l’accessibilité – European Accessibility Act depuis le 28/06/2025 ; microentreprises jusqu’au 28/06/2030
- Autorité de protection des données – Notions de responsable de traitement et de sous-traitant (PDF) – septembre 2018 ; contrat de sous-traitance, article 28.3 du RGPD
- Comité européen de la protection des données – Lignes directrices 07/2020 sur les notions de responsable du traitement et de sous-traitant (PDF) – version 2.0 du 7 juillet 2021 ; exemples des services d’hébergement et des prestataires informatiques
- DNS Belgium – Les noms de domaine et leur jargon – registrant (détenteur ou propriétaire) et registrar (agent)
- Google Search Central – Migrer un site – redirections permanentes (301 ou 308)
- Google Search Central – Gérer les sites multirégionaux et multilingues
Informations vérifiées le 30 septembre 2026. Ce guide est informatif : pour une situation particulière, référez-vous aux textes officiels ou à un professionnel (juriste, comptable).