Domaine, hébergement, sécurité
Nom de domaine .be : le choisir, l’acheter et éviter de le perdre
Un nom de domaine .be s’achète par l’intermédiaire d’un registrar, un agent agréé par DNS Belgium, jamais directement auprès de DNS Belgium. Tout le monde peut en enregistrer un, sans condition de domicile ; le prix annuel dépend du registrar, qui paie lui-même à DNS Belgium un prix de gros de 5,50 € HTVA au 30 septembre 2026. Le point qui compte le plus : qu’il soit enregistré à votre nom.
Sommaire de l’article
- Qu’est-ce qu’un nom de domaine et qui gère le .be ?
- Qui peut enregistrer un nom de domaine .be ?
- Combien coûte un nom de domaine .be ?
- Comment bien choisir son nom de domaine ?
- .be, .com, .eu ou .brussels : quelle extension choisir ?
- Quelles variantes réserver pour protéger votre nom ?
- Pourquoi enregistrer le domaine à votre nom ?
- Transfert, renouvellement, expiration : comment ne pas perdre son .be ?
- Quelles données sont publiées, et que faire en cas de litige ?
- Questions fréquentes
- Sources et textes officiels
L’essentiel en 30 secondes
- Le .be est géré par DNS Belgium, une asbl établie à Louvain, mais il s’achète uniquement par l’intermédiaire d’un registrar agréé.
- Prix de gros au 30 septembre 2026 : 5,50 € HTVA par an. Comparez le prix de renouvellement, pas celui de la première année.
- Veillez à ce que le titulaire soit vous ou votre entreprise, pas votre prestataire : lui seul reçoit le code pour changer de registrar ou céder le nom.
- Un .be non renouvelé passe 40 jours en quarantaine, puis redevient libre pour n’importe qui.
- Nom usurpé : procédure écrite du CEPANI (2 000 € HTVA au 30 septembre 2026, 55 jours en moyenne selon DNS Belgium) ou action en justice.
Qu’est-ce qu’un nom de domaine et qui gère le .be ?
Un nom de domaine est l’adresse de votre site et de vos e-mails : boulangerie-dupont.be dans www.boulangerie-dupont.be ou info@boulangerie-dupont.be. Le DNS (Domain Name System, l’annuaire d’internet) traduit ce nom en adresse technique des serveurs qui affichent le site et reçoivent le courrier.
Trois acteurs interviennent :
- Le registre
- Pour le .be, c’est DNS Belgium, une asbl établie à Louvain, qui gère aussi le .brussels et le .vlaanderen. Elle tient la base des noms et fixe le prix de gros, mais ne vend rien au public.
- Le registrar, ou agent d’enregistrement
- L’entreprise agréée par DNS Belgium qui enregistre et renouvelle le nom pour vous, par exemple un hébergeur ; certains revendeurs passent eux-mêmes par un agent. Le titulaire ne peut passer que par un agent.
- Le titulaire
- La personne ou l’organisation à qui le nom est attribué, avec un droit exclusif d’usage, en principe pour un an renouvelable. C’est son nom qui compte en cas de conflit, de transfert ou de revente.
Un nom de domaine seul n’affiche rien : il faut encore un hébergement et un service de messagerie, traités dans le chapitre hébergement, e-mail professionnel et délivrabilité.
Qui peut enregistrer un nom de domaine .be ?
Tout le monde : particulier, indépendant, société, ASBL ou administration, établi en Belgique ou à l’étranger. Les conditions générales de DNS Belgium (version 6.3, applicable depuis le 16 septembre 2025) ne posent aucune condition de nationalité, de domicile ou de numéro d’entreprise. Le nom va à la première demande valable traitée par le système : c’est la règle du « premier arrivé, premier servi ».
L’enregistrement s’accompagne de trois obligations :
- Des coordonnées exactes et complètes (nom ou dénomination, adresse, e-mail, téléphone), tenues à jour via votre registrar. Des données choisies pour masquer votre identité sont interdites. Si un avertissement pour données inexactes reste sans réponse 14 jours, le nom est désactivé, puis supprimé 14 jours plus tard.
- Une adresse e-mail qui fonctionne : DNS Belgium y envoie les communications officielles et les codes de transfert.
- La vérification d’identité : un algorithme sélectionne certains nouveaux titulaires, qui doivent prouver leur identité (en ligne, par exemple avec itsme ou l’eID, ou au moyen de documents officiels). En attendant, le nom est enregistré mais inactif : ni site, ni e-mail.
Combien coûte un nom de domaine .be ?
Le prix annuel d’un .be seul dépend du registrar. À titre indicatif, un article publié par DNS Belgium le 9 juin 2021, avant la dernière hausse du prix de gros, indiquait des prix de 5 à 50 € par an ; ce relevé n’est plus à jour : comparez les prix actuels des registrars. L’écart vient de la marge du revendeur et des services ajoutés. La base est le prix de gros de DNS Belgium, payé par le registrar pour chaque opération.
| Opération | .be | .brussels et .vlaanderen |
|---|---|---|
| Enregistrement d’un nouveau nom | 5,50 € | 20,00 € |
| Renouvellement annuel | 5,50 € | 20,00 € |
| Transfert vers un autre registrar | 5,50 € | 20,00 € |
| Récupération d’un nom supprimé | 10,00 € (réactivation ou transfert pendant la quarantaine) | 40,00 € (restauration pendant les 30 jours de rédemption) |
Le prix de 5,50 € s’applique depuis le 1er janvier 2025, aux enregistrements comme aux renouvellements et aux transferts. Le registrar y ajoute sa marge, puis, en général, 21 % de TVA. En principe, vous ne pouvez la déduire que si vous êtes assujetti avec droit à déduction : ce n’est pas le cas, par exemple, sous le régime de la franchise des petites entreprises. Vérifiez votre situation auprès de votre comptable.
Le nom de domaine fait partie des frais annuels d’un site, avec l’hébergement et la maintenance ; le chapitre sur le budget annuel d’un site internet les récapitule. Certains prestataires l’incluent la première année ; chez moi, le nom de domaine et l’hébergement d’un site vitrine coûtent ensemble 120 € HTVA par an, et ils sont compris la première année pour une boutique en ligne (voir mes tarifs). Dans tous les cas, demandez ce qu’il coûtera ensuite.
Comment bien choisir son nom de domaine ?
Un bon nom de domaine est court, se dicte au téléphone sans épeler et correspond au nom sous lequel vos clients vous cherchent. Les règles techniques de DNS Belgium sont simples :
- de 2 à 63 caractères : lettres de a à z et chiffres de 0 à 9 ;
- le tiret est le seul signe permis, jamais au début ni à la fin, ni à la fois en 3e et en 4e position ;
- ni espace, ni point, ni &, ni trait bas, ni apostrophe ;
- une trentaine de lettres accentuées ou spéciales sont admises (é, è, ê, ë, à, â, ç, î, ï, ô, ö, û, ü, œ…) : on parle alors de nom de domaine internationalisé, ou IDN.
Les critères qui font la différence
- Le test du GSM : dictez le nom à quelqu’un. S’il demande « avec ou sans tiret ? » ou « ça s’écrit comment ? », cherchez plus simple.
- Court et sans ambiguïté : évitez les lettres doublées à la jonction de deux mots (
cafeetthe.be) et les abréviations que personne ne devine. - Le tiret : il rend parfois le nom plus lisible (
garage-leroy.be), mais il se dicte mal. Si vous le prenez, réservez aussi la version sans tiret. - Les accents :
élagage-dupont.beest possible, mais vos clients risquent de le taper sans accent : je conseille de garder la version sans accent comme adresse principale. - Les deux langues : à Bruxelles, ou si vous travaillez aussi en Flandre, un nom propre ou neutre passe souvent mieux qu’un mot français auquel vos clients néerlandophones risquent de ne pas penser.
- L’avenir : n’y enfermez pas une ville ou un produit si vous comptez vous étendre ; changer de domaine plus tard demande des redirections et peut faire perdre des positions sur Google pendant un temps.
Vérifier les marques et les noms déjà utilisés
Le « premier arrivé, premier servi » ne vous protège pas contre les droits des autres : un nom qui reprend la marque, le nom commercial ou la dénomination d’un tiers peut vous être retiré (voir la dernière partie). Avant d’acheter, trois vérifications en ligne, qui réduisent le risque sans l’écarter (en cas de doute, demandez l’avis d’un conseil en propriété intellectuelle ou d’un avocat) :
- Les marques Benelux : le registre de l’Office Benelux de la propriété intellectuelle (BOIP), compétent pour la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
- Les marques de l’Union européenne et d’ailleurs : l’outil TMview de l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), qui interroge les offices nationaux et européen participants.
- Les entreprises belges : la recherche par nom dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE), pour repérer une société qui porte déjà ce nom dans votre secteur.
.be, .com, .eu ou .brussels : quelle extension choisir ?
Pour une activité tournée vers la clientèle belge, le .be est le choix par défaut : c’est l’extension nationale, qui, selon le SPF Économie, inspire plus de confiance aux visiteurs du pays. Le .com se justifie si vous visez un public international ; le .eu, si vous vous présentez comme une entreprise européenne.
| Extension | Gestionnaire | Qui peut l’enregistrer | Pour qui |
|---|---|---|---|
| .be | DNS Belgium (Louvain) | Tout le monde | Clientèle en Belgique : l’option par défaut |
| .com | Verisign (États-Unis) | Extension générique : selon les conditions du registrar | Activité internationale, ou réservation de protection si le nom est libre |
| .eu | EURid (Diegem) | Citoyens de l’UE, de l’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège, résidents de ces pays, entreprises et organisations qui y sont établies | Vente ou services dans plusieurs pays européens |
| .brussels | DNS Belgium | Selon les conditions de DNS Belgium pour cette extension | Ancrage bruxellois affiché |
| .vlaanderen | DNS Belgium | Idem | Activité tournée vers la Flandre |
| .gent | Une société établie à Gand (Easyhost bv au 30 septembre 2026, selon la fiche de l’IANA) | Selon les conditions de ce registre | Commerces et services à Gand |
Au 30 septembre 2026, il n’existe pas d’extension .wallonie : pour une entreprise wallonne, le .be reste la référence. À la même date, le .brussels et le .vlaanderen coûtent 20 € HTVA en gros, contre 5,50 € pour le .be ; à mon avis, les extensions régionales ou urbaines complètent un .be plutôt qu’elles ne le remplacent.
Quelles variantes réserver pour protéger votre nom ?
Réservez les variantes qu’un client pourrait taper par erreur ou qu’un concurrent pourrait utiliser, puis faites-les pointer vers l’adresse principale par une redirection permanente (dite « 301 »). Chaque variante ajoute un renouvellement annuel : à mon avis, deux ou trois suffisent en général.
- la version avec et sans tiret ;
- la version avec et sans accent, si votre nom en comporte ;
- le .com, surtout si vous travaillez aussi avec la France, les Pays-Bas ou l’international ;
- une faute de frappe fréquente, si votre nom s’y prête ;
- votre ancien nom de domaine après un changement de nom : ne le laissez pas expirer.
Le titulaire d’un .be peut aussi demander à DNS Belgium la liste des 50 variantes enregistrées les plus proches de son nom, pour repérer un typosquatting : un domaine qui imite le vôtre pour tromper vos clients, par exemple par hameçonnage (phishing).
Pourquoi enregistrer le domaine à votre nom ?
Parce que c’est le titulaire qui reçoit le code de transfert, indispensable pour changer de registrar ou de prestataire et pour céder le nom. Or celui qui contrôle le domaine contrôle aussi l’adresse du site et les e-mails. DNS Belgium le rappelait en février 2026 : il arrive qu’un créateur de sites, une agence de communication, un employé ou une connaissance enregistre le domaine de l’entreprise… à son propre nom. Si cette personne quitte l’entreprise, cesse son activité ou devient injoignable, vous risquez de ne plus contrôler votre adresse.
Vérifier qui est titulaire, et corriger
- Cherchez votre domaine dans la fenêtre de recherche de la page d’accueil de dnsbelgium.be, puis affichez les détails.
- Lisez le titulaire : si le domaine est au nom d’une entreprise, sa dénomination s’affiche en principe. Si ces données sont masquées, le titulaire est une personne physique, ou une entreprise qui a demandé à ne pas les publier : demandez à votre registrar ou à votre prestataire les coordonnées enregistrées.
- Corrigez si nécessaire : un changement de titulaire passe en général par le code de transfert, envoyé à l’adresse e-mail du titulaire actuel. Il faut donc sa collaboration : réglez la question dès le départ.
Dans le contrat avec votre prestataire, faites écrire que le domaine est enregistré au nom de votre entreprise (ou au vôtre), que le code de transfert vous est remis sur simple demande et que les accès nécessaires vous sont transmis si vous changez de prestataire. Le chapitre sur le choix d’un prestataire de site web détaille les autres clauses à prévoir.
Protégez enfin le compte chez le registrar par une double authentification, comme les autres comptes sensibles du site (voir mots de passe et double authentification). Si votre agent les propose, les verrous de DNS Belgium (Transfer Lock, Domain Guard, Domain Shield) bloquent les transferts ou modifications non désirés.
Transfert, renouvellement, expiration : comment ne pas perdre son .be ?
Changer de registrar
- Sauvegardez, puis relevez les réglages DNS actuels : faites d’abord une copie de sauvegarde du site (textes, images, fichiers), comme le conseille DNS Belgium, ainsi que des e-mails à conserver. Notez ensuite les réglages DNS (site, e-mails, vérifications Google…) : si les serveurs DNS changent avec le registrar, il faudra les recréer à l’identique pour éviter une coupure. Ne résiliez l’ancien hébergement qu’après avoir vérifié que le site et les e-mails fonctionnent chez le nouveau. Si une option de sécurité comme DNSSEC est activée sur le domaine, demandez à l’ancien et au nouveau registrar comment la gérer pendant le changement : mal faite, l’opération peut rendre le site et les e-mails injoignables.
- Demandez le code de transfert sur le site de DNS Belgium ou chez n’importe quel registrar. Il est envoyé par e-mail à l’adresse du titulaire enregistrée chez DNS Belgium, et à elle seule.
- Utilisez-le dans les 7 jours : c’est sa durée de validité. Passé ce délai, il faut en demander un nouveau.
- Transmettez-le au nouveau registrar avec vos coordonnées : c’est lui qui effectue le transfert.
Selon les conditions générales de DNS Belgium (article 6 e), un transfert réussi ouvre une nouvelle période d’enregistrement et entraîne la facturation des frais de renouvellement, sans remboursement des frais qui portent sur la période d’enregistrement initiale. Ce que votre registrar vous facture ou vous rembourse dépend de ses propres conditions : demandez-le avant de lancer le transfert.
Renouvellement, suppression et quarantaine
Tant que vous payez votre registrar à temps, il renouvelle le .be d’année en année ; c’est à lui de vous prévenir de l’échéance. Si vous ne payez pas, il supprime le nom, et voici la suite :
| Étape | Durée | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Suppression | Si le registrar n’est pas payé à temps, parfois avant la date d’échéance | Le site et les adresses e-mail cessent de fonctionner. |
| Quarantaine | 40 jours | Le nom est inactif et personne d’autre ne peut l’enregistrer. Le registrar qui l’a supprimé peut le réactiver à votre demande, contre paiement ; un transfert reste possible. |
| Libération | Après 40 jours | Le nom redevient libre pour n’importe qui, sans aucune priorité pour l’ancien titulaire. |
Quelles données sont publiées, et que faire en cas de litige ?
Le WHOIS et votre vie privée
Le WHOIS est la recherche publique qui affiche les données d’un nom de domaine. Pour un .be :
- Titulaire personne physique (champ « organisation » vide) : nom, adresse et coordonnées ne sont pas affichés, sauf si vous choisissez de les publier.
- Titulaire personne morale : la dénomination, l’adresse et l’adresse e-mail sont publiques en principe, le téléphone non. L’entreprise peut renoncer à la publication de certaines données, dans le respect du RGPD.
- Dans tous les cas, la date d’enregistrement et le statut du nom sont publics, et un tiers qui a un motif légitime (une action en justice, par exemple) peut adresser à DNS Belgium une demande motivée pour obtenir les données masquées ; DNS Belgium décide d’y donner suite ou non.
Un indépendant en personne physique qui laisse vide le champ « organisation » garde donc, en principe, son adresse privée hors du WHOIS, mais, en règle générale, son site doit afficher certaines mentions : voir les mentions légales obligatoires et l’adresse à publier.
Un tiers a enregistré votre nom : les recours
Vous pouvez demander à récupérer un .be qui reprend votre marque, votre nom commercial ou votre dénomination ; il faut en principe démontrer que trois conditions sont réunies : le nom est identique à un signe sur lequel vous avez des droits, ou lui ressemble au point de prêter à confusion ; le titulaire n’a ni droit ni intérêt légitime sur ce nom ; il l’a enregistré ou l’utilise de mauvaise foi, par exemple pour vous le revendre, vous bloquer ou tromper les internautes (devant le juge, on parle d’intention de nuire ou d’en tirer indûment profit). Un accord amiable peut coûter moins cher que les deux procédures ci-dessous ; si l’enjeu est important, demandez conseil à un avocat avant de contacter le titulaire.
| Critère | Procédure ADR du CEPANI | Action en justice |
|---|---|---|
| Base | Article 10 des conditions générales de DNS Belgium | Articles XII.22, XII.23 et XVII.23 du Code de droit économique |
| Qui tranche | Un tiers décideur désigné par le CEPANI, le Centre belge d’arbitrage et de médiation | Le président du tribunal de première instance ou du tribunal de l’entreprise, selon les formes du référé |
| Déroulement | Entièrement écrit, 55 jours en moyenne selon DNS Belgium, dans la langue choisie par le titulaire à l’enregistrement | Procédure devant le juge, avocat conseillé |
| Coût | 2 000 € HTVA, remboursés au plaignant qui gagne et récupérés auprès du titulaire ; appel : 4 650 € HTVA, non remboursés | Frais de justice et honoraires d’avocat |
| Résultat possible | Transfert du nom au plaignant, ou annulation de l’enregistrement | Cessation, avec radiation ou transfert du nom |
Dès que DNS Belgium est informée d’une procédure (plainte ADR déposée et frais payés, ou action en justice entamée), elle place le nom « on hold » : il reste utilisable, mais ne peut plus être transféré ni supprimé, et les données du titulaire ne peuvent plus être modifiées, jusqu’à la fin de la procédure (pour l’ADR, appel compris).
Questions fréquentes
Peut-on payer un nom de domaine .be pour plusieurs années ?
Cela dépend de votre agent. DNS Belgium indique qu’un .be expire en principe après un an, mais que, selon l’extension et l’agent d’enregistrement, cette durée peut parfois être de plusieurs années. Demandez à votre registrar la date d’échéance exacte et ce que couvre votre paiement. Dans tous les cas, activez le renouvellement automatique et gardez chez lui une adresse e-mail à jour.
Une entreprise belge est-elle obligée d’avoir un nom de domaine .be ?
En règle générale, non. Le SPF Économie indique que l’extension peut être générique, comme le .com, pour afficher une présence internationale, ou locale, comme le .be, qui inspire plus de confiance aux visiteurs du pays. Le .eu est aussi possible si vous remplissez ses conditions. Quelle que soit l’extension, les informations obligatoires sur le site (numéro d’entreprise, adresse, e-mail…) s’appliquent de la même façon : voir les obligations légales d’un site internet.
Puis-je racheter un nom de domaine .be déjà enregistré ?
Oui, si le titulaire accepte. Si c’est une entreprise, ses coordonnées figurent en principe dans le WHOIS de DNS Belgium. Une fois le prix convenu, le changement de titulaire se fait avec le code de transfert que le vendeur demande et vous communique. Payez de préférence après le transfert effectif, ou par un service de séquestre reconnu que vous choisissez vous-même, et non un site proposé par le vendeur. Attendre l’expiration est un pari : à la sortie de quarantaine, le nom va au premier qui le demande.
Combien de temps faut-il pour qu’un nouveau .be fonctionne ?
Selon DNS Belgium, un nouveau .be est en principe activé dans les 30 minutes. Si votre dossier est sélectionné pour une vérification d’identité, le nom reste enregistré mais inactif tant que la vérification n’a pas abouti. Les réglages DNS du site et des e-mails, faits ensuite chez votre hébergeur, demandent encore un délai de prise en compte qui dépend de leur configuration : votre hébergeur vous indique celui à prévoir.
Que se passe-t-il si mon registrar cesse ses activités ?
Votre nom de domaine ne disparaît pas automatiquement avec lui. Selon DNS Belgium, soit un autre agent reprend tous ses noms, sans frais pour vous ; soit DNS Belgium gère votre nom provisoirement et vous demande, par courrier et par e-mail, de choisir un nouvel agent. Sans transfert, le nom finit par être mis hors service, puis libéré. Les conditions générales (article 6 b) prévoient un délai d’un mois après l’avis de DNS Belgium : réagissez sans attendre, et gardez une adresse e-mail de titulaire valide.
Un .be est-il moins bien référencé qu’un .com ?
Dans sa documentation sur les sites multirégionaux, Google présente une extension nationale, par exemple le .be, comme un signal fort que le site vise un pays précis, ici la Belgique, ce qui convient à une clientèle locale. Il traite en général le .eu comme une extension générique, à l’image du .com : pour un public international, l’un ou l’autre évite ce ciblage. L’extension n’est qu’un élément parmi d’autres : voir le chapitre sur le référencement local.
Sources et textes officiels
- DNS Belgium – Conditions générales d’enregistrement des noms de domaine .be – version 6.3, applicable depuis le 16 septembre 2025
- DNS Belgium – Tarifs pour les agents d’enregistrement – prix de gros HTVA, consultés le 30/09/2026
- DNS Belgium – Renouveler votre nom de domaine – suppression et quarantaine de 40 jours
- DNS Belgium – Code de transfert – validité de 7 jours
- DNS Belgium – Qui détient la clé de votre entreprise en ligne ? – article du 18 février 2026
- DNS Belgium – Procédure de règlement alternatif des litiges (CEPANI) – coûts et délais
- SPF Économie – Le nom de domaine du point de vue juridique – articles XII.22, XII.23 et XVII.23 du Code de droit économique
- EURid – Règles pour les noms de domaine .eu – conditions d’éligibilité (en anglais)
Informations vérifiées le 30 septembre 2026. Ce guide est informatif : pour une situation particulière, référez-vous aux textes officiels ou à un professionnel (juriste, comptable).