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Site vitrine ou e-commerce : quel type de site internet choisir ?
Si vos clients doivent surtout vous trouver, vous faire confiance et vous contacter, un site vitrine suffit. Passez à l’e-commerce si vous pouvez gérer au quotidien les commandes, les envois et, pour les ventes aux consommateurs, le droit de rétractation de 14 jours (sauf exceptions). Entre les deux, un catalogue, le click & collect ou la réservation en ligne font souvent l’affaire.
Sommaire de l’article
- Quels sont les différents types de sites internet ?
- Qu’est-ce qui change entre un site vitrine et un site e-commerce ?
- Quel type de site choisir selon votre activité ?
- Faut-il vendre sur son site ou sur bol.com, Amazon ou 2ememain ?
- Pourquoi commencer par un site vitrine puis évoluer ?
- Combien de temps faut-il consacrer à son site ?
- Quelles questions se poser pour trancher ?
- Questions fréquentes
- Sources et textes officiels
L’essentiel en 30 secondes
- Choisissez le type de site d’après l’action attendue du visiteur : contacter, réserver ou acheter.
- Vendre à distance à des consommateurs impose, sauf exceptions, le droit de rétractation de 14 jours (article VI.47 du Code de droit économique) et des informations avant commande.
- Une boutique demande en général du travail chaque jour ouvrable : commandes, colis, questions, retours.
- Les places de marché (bol.com, Amazon, 2ememain) donnent accès à un public d’acheteurs existant, contre commissions ou autres frais, et selon leurs propres règles.
- Commencer par un site vitrine conçu pour évoluer est souvent la voie la plus prudente pour un petit budget.
Quels sont les différents types de sites internet ?
On peut distinguer sept grandes familles de sites, de la plus simple à la plus complexe. Le bon choix dépend moins de votre secteur que de ce que le visiteur doit pouvoir faire : vous trouver, vous contacter, réserver, commander ou suivre un dossier.
| Type de site | Ce que le visiteur peut faire | Pour qui, typiquement |
|---|---|---|
| Site d’une page | Découvrir l’activité, voir les coordonnées, appeler ou écrire | Indépendant qui démarre, activité complémentaire, événement |
| Site vitrine | Parcourir plusieurs pages (services, réalisations, présentation, contact) et demander un devis | Artisans, professions libérales, PME de services |
| Site vitrine avec blog ou actualités | Lire des conseils, des nouvelles, un agenda | Activités qui veulent être trouvées sur Google grâce à leurs contenus, ASBL |
| Catalogue sans paiement ou click & collect | Consulter produits et prix, réserver ou commander pour un retrait sur place | Commerces de proximité, producteurs locaux |
| Boutique en ligne complète | Commander, payer (Bancontact, carte, virement) et se faire livrer | Commerces qui peuvent expédier, marques, créateurs |
| Prise de rendez-vous ou réservation | Choisir un créneau, réserver une table, une séance, une salle | Coiffeurs, thérapeutes, restaurants, gîtes, salles de sport |
| Espace client ou application web | Se connecter, suivre un dossier, télécharger des documents, commander entre professionnels | Prestataires B2B, bureaux comptables, services avec suivi |
Ces briques se combinent : un site vitrine peut accueillir un module de réservation, un blog et, plus tard, une petite boutique. Ce qui compte au départ, c’est l’action principale que vous attendez du visiteur. Un site qui veut tout faire dès le premier jour coûte plus cher et risque de finir avec des rubriques vides.
Site vitrine et site d’une page
Le site vitrine présente votre activité et pousse le visiteur à vous contacter. Il ne vend rien en ligne : la vente se conclut par téléphone, par e-mail, sur devis ou au comptoir. Attention toutefois : une vente conclue avec un consommateur uniquement par téléphone ou par e-mail peut, elle aussi, relever de la vente à distance (voir l’encadré plus bas). C’est souvent le bon point de départ pour un indépendant ou une PME, parce qu’il répond aux questions qu’un client se pose avant d’appeler : est-ce sérieux, est-ce près de chez moi, est-ce dans mes prix ?
Le site d’une page regroupe tout sur une seule page qui défile. Il convient à une offre simple. Sa limite, à mon avis : il est plus difficile d’être trouvé sur Google pour plusieurs services ou plusieurs communes avec une seule page qu’avec une page par sujet (voir le référencement local).
Catalogue, click & collect et boutique
Le catalogue montre les produits sans paiement en ligne : le client réserve ou appelle. Le click & collect va un cran plus loin : le client commande en ligne et vient chercher. La boutique complète gère tout : panier, paiement, livraison, retours et factures.
Réservation en ligne et espace client
Un module de réservation remplace les allers-retours par téléphone : le client voit les créneaux libres et réserve seul. Il existe sous forme de service en ligne à abonnement mensuel, relié au site, ou développé dans le site lui-même. L’espace client (connexion, documents, suivi de commande) relève déjà de l’application web : il demande une vraie analyse, des comptes protégés et une attention particulière au RGPD, puisque vous stockez des données personnelles.
Qu’est-ce qui change entre un site vitrine et un site e-commerce ?
Trois choses : le budget, les obligations légales et le temps de gestion. Le design, lui, peut être identique.
| Critère | Site vitrine | Boutique en ligne |
|---|---|---|
| Budget de création | Le moins élevé | Nettement plus élevé : fiches produits, paiement, livraison, e-mails de commande, tests |
| Frais récurrents | Hébergement, nom de domaine, maintenance légère | En plus : commissions de paiement, abonnements ou extensions, frais d’envoi |
| Obligations légales | Informations sur l’entreprise, vie privée, cookies ; règles de la vente à distance si vous concluez des contrats à distance avec des consommateurs (par téléphone ou par e-mail, par exemple) | En plus : informations avant commande (dont le rappel de la garantie légale), souvent regroupées dans des conditions générales de vente ; droit de rétractation, sauf exceptions ; facturation et TVA |
| Gestion au quotidien | Quelques mises à jour par mois ou par trimestre | Chaque jour ouvrable : commandes, colis, questions, retours, stock |
| Mesure du succès | Appels, demandes de devis, visites en magasin | Ventes, panier moyen, taux de retour |
Pour les montants, reportez-vous aux fourchettes de prix indicatives pour un site vitrine ou une boutique, qui détaillent les ordres de grandeur par type de site et les frais annuels. À titre d’exemple, mes tarifs commencent à 599 € HTVA (724,79 € TVAC) pour un site vitrine codé sur mesure, plus 120 € HTVA par an pour l’hébergement et le nom de domaine, et à 2 499 € HTVA (3 023,79 € TVAC) pour une boutique en ligne, codée sur mesure ou sur base Bagisto, hébergement et nom de domaine compris la première année.
Les obligations propres à la vente en ligne
Dès que vous vendez à distance à des consommateurs, le livre VI du Code de droit économique s’applique. Trois points changent le plus la vie d’un commerçant.
- Le droit de rétractation de 14 jours (articles VI.47 à VI.53) : sauf exceptions, le client peut renoncer sans motif et doit être remboursé, livraison standard comprise. Depuis le 14 août 2026, le site doit aussi offrir une fonction de rétractation portant la mention « renoncer au contrat ici » ou une formule équivalente (article VI.61/2). Certains biens et services en sont exclus (article VI.53), dont les biens confectionnés selon les spécifications du client ; vous devez alors indiquer clairement, avant la commande, que le client ne bénéficiera pas de ce droit (article VI.45).
- Les informations avant commande, notamment : identité et coordonnées de l’entreprise, numéro d’entreprise et de TVA, prix total toutes taxes comprises et frais de livraison, conditions de rétractation, étapes de la commande (articles VI.45, XII.6 et XII.7 du même Code).
- L’accessibilité : depuis le 28 juin 2025, les boutiques en ligne qui vendent à des consommateurs doivent respecter des exigences d’accessibilité pour les personnes handicapées (loi du 5 novembre 2023), sauf exceptions prévues par la loi. En Belgique, les microentreprises (moins de dix employés et chiffre d’affaires annuel ou total du bilan annuel de 2 millions d’euros au plus) n’en sont exclues que jusqu’au 28 juin 2030.
Le détail, avec les pièges, se trouve dans le chapitre créer une boutique en ligne en Belgique. Retenez surtout ceci : le droit de rétractation protège les consommateurs, pas les entreprises. Une boutique réservée aux professionnels (B2B) repose donc surtout sur vos conditions générales, qui restent encadrées par la loi, notamment par l’interdiction des clauses abusives entre entreprises (articles VI.91/1 et suivants du Code de droit économique).
Quel type de site choisir selon votre activité ?
Le tableau ci-dessous donne un point de départ raisonnable par métier, ce qu’il est utile d’ajouter ensuite, et le point d’attention propre à la Belgique.
| Activité | Point de départ | À ajouter si besoin | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Artisan (menuisier, électricien, couvreur…) | Site vitrine avec réalisations en photos et demande de devis | Une page par service ; une page par zone seulement si elle apporte un contenu propre à cette zone (réalisations sur place, informations locales utiles) | Le sur mesure se vend sur devis. En principe, un bien confectionné selon les spécifications du client échappe au droit de rétractation (article VI.53, 3°) ; pour des travaux, ou un devis signé chez le client, les règles diffèrent : vérifiez-les auprès du SPF Économie |
| Restaurant, friterie, traiteur | Site vitrine : carte, horaires, accès, photos | Réservation de table, commande à emporter ou livraison | Pour une commande en ligne, le client doit pouvoir connaître les allergènes de chaque plat avant de valider sa commande (arrêté royal du 17 juillet 2014) |
| Profession libérale (avocat, kiné, architecte, comptable…) | Site vitrine sobre avec prise de rendez-vous | Articles de conseil, espace client pour les documents | Pour une profession réglementée : indiquer, le cas échéant, l’organisation professionnelle où vous êtes inscrit (ordre, institut…), le titre professionnel et une référence aux règles professionnelles applicables (article XII.6) ; relire la déontologie en matière de publicité |
| Commerce de détail | Site vitrine avec une sélection de produits ou un catalogue | Click & collect, puis boutique complète | Tester la demande en ligne (catalogue, place de marché) avant d’investir dans une boutique |
| ASBL | Site vitrine avec actualités et agenda | Adhésions, inscriptions aux activités, dons en ligne | Mentions de l’article 2:20 du Code des sociétés et des associations ; attestation fiscale pour les dons réservée, en règle générale, aux institutions agréées ou désignées par la loi |
| Prestataire B2B (bureau d’études, informatique, industrie) | Site vitrine avec études de cas et contenus d’expert | Espace client, commande en ligne réservée aux professionnels | Français et néerlandais, voire anglais, si vos clients sont répartis dans tout le pays |
Les détails belges qui font pencher la balance
- La langue : à Bruxelles, une partie de votre clientèle cherchera en néerlandais ; en Flandre, le néerlandais est la base ; dans les communes germanophones de l’est de la province de Liège, l’allemand compte. Un site bilingue alourdit nettement le travail de rédaction et de mise à jour.
- Les restaurants : une réservation de restauration payée d’avance pour une date précise (menu, événement) n’ouvre en principe pas de droit de rétractation (article VI.53, 12°, du Code de droit économique). Prévoyez donc vos propres conditions d’acompte et d’annulation, affichées avant le paiement.
- Les ASBL : comme toute personne morale régie par le Code des sociétés et des associations, une ASBL doit notamment afficher sur son site sa dénomination, sa forme légale, son siège, son numéro d’entreprise et la mention « RPM » suivie du tribunal du siège (article 2:20). Au 30 septembre 2026, la réduction d’impôt pour les dons faits depuis le 1er janvier 2025 est de 30 %, pour au moins 40 € par an et par institution, si l’institution est agréée ou désignée par la loi (d’autres cas sont décrits sur la page du SPF Finances).
Faut-il vendre sur son site ou sur bol.com, Amazon ou 2ememain ?
Une place de marché vous donne accès à un public d’acheteurs déjà présent, en échange de commissions ou de frais, et selon ses propres règles. Votre propre boutique vous garde la relation client et la marge, mais c’est à vous d’attirer les visiteurs. Les deux peuvent se combiner : la place de marché pour élargir votre audience, votre site pour la marque et les clients fidèles.
| Plateforme | Principe | Coût pour le vendeur | À vérifier |
|---|---|---|---|
| bol.com | Place de marché dont les clients sont aux Pays-Bas et en Belgique, aide aux vendeurs en français | Mise en vente gratuite : à chaque article vendu, un montant fixe et un pourcentage du prix de vente, qui dépendent du type d’article | Grille de commissions revue le 9 septembre 2026 ; acheteurs néerlandophones à servir si vous vendez aux Pays-Bas |
| Amazon (amazon.com.be) | Version belge d’Amazon | Plan Individuel à 0,99 € HTVA par article vendu ou plan Professionnel à 39 € HTVA par mois, plus des frais de vente sur chaque article | Conditions de vendeur : délais d’expédition, retours, évaluation |
| 2ememain (2dehands en néerlandais) | Petites annonces | Formule Pro facturée au clic, à partir de 0,01 € par clic | Forfaits de mise en avant en option ; utile pour écouler du stock ou se faire connaître localement |
Ces conditions peuvent changer : vérifiez la grille à jour sur la page vendeur de chaque plateforme avant de calculer vos marges. Une commission de plus de 10 % sur un produit à faible marge suffit parfois à rendre une vente déficitaire, une fois l’envoi et l’emballage payés. Si vous vendez en tant qu’entreprise à des consommateurs, les règles de protection des consommateurs (droit de rétractation, garantie légale…) s’appliquent en principe aussi à vos ventes sur une place de marché ; la plateforme doit d’ailleurs indiquer à l’acheteur, sur la base de votre déclaration, si vous êtes une entreprise (article VI.44/3 du Code de droit économique).
Et les réseaux sociaux ?
Les réseaux sociaux servent à montrer votre activité et à entretenir le lien, pas à remplacer un site. Vous n’y êtes pas chez vous : la portée de vos publications et les règles d’utilisation dépendent de la plateforme, qui peut les modifier. Le site reste l’adresse stable vers laquelle renvoient vos publications, votre fiche Google et vos cartes de visite. Pour la visibilité près de chez vous, je conseille de soigner en priorité la fiche d’établissement Google : voir être trouvé sur Google près de chez soi.
Pourquoi commencer par un site vitrine puis évoluer ?
Parce que vous apprenez vite ce que vos clients cherchent vraiment, pour un investissement limité. Un site vitrine bien construit peut ensuite, selon la technologie choisie, accueillir une réservation, un catalogue puis une boutique, souvent sans tout refaire. C’est l’ordre que je recommande aux indépendants et aux petits commerces qui hésitent.
- Lancer le site vitrine : pages de services, réalisations, coordonnées, formulaire de contact. Notez d’où viennent les demandes pendant quelques mois.
- Ajouter ce qui fait gagner du temps : prise de rendez-vous, questions fréquentes, formulaire de devis détaillé.
- Tester la vente : catalogue avec prix, réservation pour retrait, ou quelques produits sur une place de marché.
- Ouvrir la boutique : quand la demande est prouvée et que l’organisation suit (stock, envois, retours, service client).
La technologie pèse sur cette évolution : un créateur de site en ligne, WordPress et un site codé sur mesure ne grandissent pas de la même façon. La comparaison est détaillée dans WordPress, Wix ou site sur mesure.
Combien de temps faut-il consacrer à son site ?
De quelques minutes par mois pour un site vitrine à un travail quotidien pour une boutique. Ce sont des ordres de grandeur, à ajuster selon votre volume.
| Type de site | Rythme | Tâches |
|---|---|---|
| Site d’une page ou site vitrine | Quelques minutes à une heure par mois | Horaires, congés, nouvelles photos, réponses aux demandes |
| Vitrine avec blog | Quelques heures par article | Rédaction, photos, relecture ; un rythme régulier compte plus que la quantité |
| Réservation en ligne | Quelques minutes par jour | Confirmer, déplacer ou annuler des créneaux, tenir l’agenda à jour |
| Catalogue ou click & collect | Chaque semaine | Prix, disponibilités, préparation des retraits |
| Boutique complète | Chaque jour ouvrable | Commandes, colis, questions, retours, remboursements, stock, nouvelles fiches produits |
| Espace client | Selon l’usage | Comptes, documents, assistance aux utilisateurs |
Ce temps s’ajoute à la partie technique (mises à jour, sauvegardes, surveillance), que vous pouvez confier à un prestataire : voir l’entretien technique d’un site. Une boutique que personne ne suit, avec des commandes en retard et des messages sans réponse, risque d’abîmer davantage votre réputation qu’une absence de boutique.
Quelles questions se poser pour trancher ?
- Quelle action attendez-vous du visiteur : appeler, demander un devis, réserver, acheter ?
- Vos produits peuvent-ils être expédiés, à quel coût, et supportent-ils des retours ?
- Qui traitera les commandes et les questions chaque jour, y compris pendant vos congés ?
- Vos marges absorbent-elles les frais de paiement, d’envoi et, le cas échéant, la commission d’une place de marché ?
- Vendez-vous à des particuliers, à des entreprises, ou aux deux ?
- Dans quelles langues vos clients cherchent-ils : français, néerlandais, allemand, anglais ?
- Un concurrent proche vend-il déjà en ligne, et qu’est-ce qui ferait choisir votre site plutôt que le sien ?
- Quel budget pouvez-vous consacrer au site la première année, puis chaque année ?
- Aurez-vous le temps d’alimenter un blog ou une page d’actualités sans la laisser à l’abandon ?
Si la plupart de vos réponses tournent autour de « me contacter », partez sur un site vitrine. Si elles tournent autour de « acheter maintenant », prévoyez une boutique et lisez d’abord ses obligations. Notez vos réponses dans un cahier des charges : c’est ce document qui permet de comparer des devis entre eux. Pour en discuter, l’appel découverte gratuit de 30 minutes sert précisément à trancher ce genre de question.
Questions fréquentes
Un site vitrine peut-il afficher des prix ?
Oui, et c’est souvent utile : afficher des prix ne transforme pas un site vitrine en boutique. Si vous vous adressez à des particuliers, le prix indiqué doit être le prix total, TVA et frais obligatoires compris (article VI.4 du Code de droit économique). Pour des prestations sur devis, une mention « à partir de » avec ce qui est compris évite les appels inutiles et rassure le visiteur.
Combien de produits faut-il pour justifier une boutique en ligne ?
Il n’existe pas de seuil. Tout dépend de la demande, de vos marges et du temps disponible. Avec une poignée de produits, un catalogue avec réservation, des liens de paiement envoyés par e-mail ou quelques annonces sur une place de marché permettent de tester la vente sans investir dans une boutique complète. Si vous vendez ainsi à distance à des consommateurs de manière organisée et habituelle, les règles de la vente à distance s’appliquent en principe. Passez à la boutique quand les commandes arrivent régulièrement.
Quelles informations légales afficher sur un site vitrine ?
Un site vitrine doit surtout donner les informations sur l’entreprise : nom, adresse, coordonnées dont l’adresse e-mail, numéro d’entreprise, numéro de TVA le cas échéant (article XII.6 du Code de droit économique), et d’autres mentions pour certaines activités, comme les professions réglementées. Il doit aussi informer les visiteurs de ce que vous faites des données reçues par le formulaire de contact, en général dans une politique de vie privée. Si vous travaillez avec des conditions générales, remettez-les avec chaque devis, avant que le client ne l’accepte.
Peut-on accepter Bancontact sur un petit site ?
Oui. De nombreux prestataires de paiement proposent Bancontact, souvent aux côtés des cartes et des virements, via un module de paiement intégré au site ou de simples liens de paiement. Vous payez en général un montant fixe ou un pourcentage par transaction : comparez les grilles, car les écarts pèsent vite sur de petits paniers.
Un site vitrine amène-t-il des clients sans publicité ?
Il peut en amener, sans garantie de classement, s’il est trouvé sur les recherches que font vos clients : votre métier suivi de votre commune, par exemple. Cela suppose en général une page par service important, des textes précis, une fiche d’établissement Google complète et de la patience, car les effets peuvent mettre plusieurs mois à apparaître. La publicité payante peut accélérer le démarrage, mais sa diffusion cesse quand vous arrêtez de la financer.
Sources et textes officiels
- Code de droit économique (Justel, texte consolidé) – articles I.8, VI.4, VI.44/3, VI.45, VI.47 à VI.50, VI.53, VI.61/2, VI.91/1 et suivants, XII.6 et XII.7
- Code des sociétés et des associations (Justel) – article 2:20
- Loi du 5 novembre 2023 transposant la directive (UE) 2019/882 sur l’accessibilité (Justel) – article 40 : microentreprises exclues jusqu’au 28 juin 2030
- SPF Finances – Réduction d’impôt pour les dons – 30 % depuis le 1er janvier 2025
- Arrêté royal du 17 juillet 2014 sur la déclaration des allergènes des denrées non préemballées (Justel) – articles 3 à 5
- bol.com – Commission des partenaires – grille applicable depuis le 9 septembre 2026
- Amazon Belgique – Tarifs vendeurs – plans Individuel et Professionnel, consulté le 30 septembre 2026
- 2ememain Professionnel – Formule Pro – paiement au clic et forfaits, consulté le 30 septembre 2026
Informations vérifiées le 30 septembre 2026. Ce guide est informatif : pour une situation particulière, référez-vous aux textes officiels ou à un professionnel (juriste, comptable).